21.07.2008

Evacuation : le retour de la vengence !!!

Ca a fait l'objet d'un tout petit entrefilet dans le Progrès de l'agglomération Ouest de Lyon. Au moins cette fois l'adresse n'est pas mentionnée, donc pas d'erreur possible.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, soit le 10 juillet, vers 2h15, nous sommes réveillés par des crépitements. "Feux de joie, bientôt le 14 juillet, des enfants font la fête en avance, toussa..." Pas envie de me lever pour aller voir. Et là, forcément, BOUMSCHBLIMGLGLGLGLLGl... Le retour de l'explosion avec vitre brisée !!!

Guillaume se lève fissa, va voir à la fenêtre et là... Rebelote : un incendie, mais cette fois dans notre immeuble. Attrappage du portable, téléphonage aux pompiers... Impossible d'avacuer cette fois, le feu à pris dans la cage d'escalier...

Les secours nous indiques les précaution d'usage (mettre des linges mouillés en bas de la porte pour empêcher un peu la fumée de rentrer (guere efficace quand on sait que l'aeration est au dessus de la porte en question...), mettre des linges mouillés sur notre nez et notre bouche et respirer à travers, s'asseoir dans le coin opposé de la pièce...) ce à quoi nous en rajoutons une ou deux (respirer par le fenêtre ouverte parceque c'est l'été et qu'on y respire quand même mieux, en plus on voit les pompiers c'est un peu rassurant et de toute façon je pouvais pas rester en place ; ouvrir le verrou de laporte pour que les pompiers n'aient pas besoin de la défoncer à coup de hache...).

On attend (im)patiemment que les pompiers viennent nous chercher en nacelle. Mais c'est impossible. On frappe à la porte et ce sont les pompiers qui entrent. Dialogue de sourds et aveugle ("vous êtes combien ?" "deux" "combiens ?" "Deux" "Où ?" "Ici (l'appart à deux pièces et pas de porte entre les deux, seulement en ouvrant la porte ils ont fait entrer la fumée...)" "Où ça ?" "ICI") Et là, on nous annonce gentiment que, en fait, on va descendre par les escaliers. J'avais enfilé une robe de chambre par-dessus ma chemise de nuit, et des chaussettes, parce que mon cheri avait prévu le coup... Seulement je déteste avoir un truc devant le nez et la bouche, j'ai l'impression de ne plus pouvoir respirer. Lorsque la fumée entre je suis dans un état second où mon cerveau ne fonctionne plus. Il n'y a plus que l'instinct. Et mon instinct me dit de ne pas descendre par les escaliers. Je panique et je refuse d'y aller. Guillaume contre aussi les pompiers en leur signalant que nous n'avons pas de chaussures... Le pompier me dit quelque chose que je ne comprends pas, et mon cerveau se remet en route, mon peu de courage aussi. J'agrippe fermement la main que le pompier me tend, et on descend en chaussettes les escaliers chaud et trempés à la fois. Mes chaussettes sont décédées depuis, paix à leur âme. Arrivés au rez de chaussée, l'air est de nouveau respirable...

 Les secours nous prennent aussitôt en charge, nous font asseoir et nous mettent un masque à oxygène sur le nez. Je le supporte vaillemment pendant une demi-heure, peut-être plus, jusqu'à ce qu'on nous autorise enfin à l'enlever.

J'arrive à garder le sourire et la pêche jusqu'au soir, la visite de l'expert se concluant par le fait que l'escalier est fissuré sutrois étage, et le bâtiment est donc inhabitable jusqu'à ce que les réparations soient finies. Seulement il y en a pour plusieurs mois, peut-être quatre...

On est logés à l'hôtel, pendant cinq jours, et je vous passe les détails de l'assurance qui ne voulait pas nous prendre en charge parce que l'incendie n'avait pas touché notre appartement. Mais après ces cinq jours... Rien n'est prévu !!!

Je vous laisse deviner le nombre d'appels passés vers les organismes de soutiens, pour obtenir un logement d'urgence. Je vois le medecin le vendredi soir. Je ne suis pas bien, et il m'arrête pendant une semaine... Semaine que nous avons passée dans la recherche d'appartement, de logement d'urgence, et dans toutes les formalités inhérentes à ce genre de situation...

J'ai repris le travail aujourd'hui, et je ne me sens toujours pas sure de moi.

Nous cherchons à déménager, deux en trois mois, c'est trop traumatisant !!!