23.05.2008

Sagesse populaire

Je vais vous raconter une histoire, une histoire que j'ai entendue la première fois sous forme d'histoire drôle. Je l'ai trouvée ensuite sous forme de fable moralisatrice dans un livre.

C'est l'histoire d'un petit oisillon qui ne sait pas encore voler. Un jour de grand vent, il tombe du nid dans lequel sa maman l'a mis bien au chaud.

Le petit oisillon tombe par terre, se fait mal et a froid. Alors il se met à piailler. Une vache qui passait par là voit l'oisillon tombé du nid. Elle prend pitié de lui mais elle ne peut pas le remettre à sa place, faute d'instrument préhensible assez long pour atteindre le nid. Après réflexion, elle se tourne et lui lache une grosse bouse dessus.

Le petit oisillon a enfin chaud mais ça sent mauvais, et c'est tout sale. Alors il se met à piailler de plus en plus fort. Cela attire un renard, qui le sort de la bouse, l'époussette soigneusement, puis le gobe.

Il y a trois morales à cette histoire :

La première : celui qui te met dans la merde ne le fait pas toujours pour te faire du mal.

La seconde : celui qui te sort de la merde ne le fait pas toujours pour ton bien.

La dernière, mais non moindre : quand tu es dans la merde, tais-toi !!!

En connaissez vous d'autres ???

17.05.2008

Evacuation (suite et peut-être fin)

On ne sait toujours pas ce qui a déclencher l'explosion.

En revanche, j'ai appris que notre voisine (qui était dans l'appartement au moment où celui-ci a pété) est décédée après deux semaines de coma, environ.

Paix à son âme.

Et mes condoléances à sa famille et à ses amis.

16.05.2008

Encore un resto !!!

Le Rouge Tendance !!!

 Ce Restaurant à l'ambiance chaleureuse sert des spécialités asiatiques, et surtout des Woks.

Je vous conseille d'y aller seulement à midi, parce que le soir les prix sont vraiment beaucoup plus importants.

Le midi, je vous conseille les menus "bureau" entre 13 et 17 € pour entré plat, plat dessert ou entrée plat dessert selon la formule choisie...

Mais le Wok késako ? me demanderont ceux qui ne connaissent pas.

Et bien vous allez à un buffet, vous remplissez un petit bol avec tout les ingrédients que vous souhaitez (légumes variés en lamelle, champignons de paris ou champignons noirs, fruits en morceaux ou en lamelles...).

Vous vous dirigez vers les Woks-mens, et vous choisissez une sauce, une ou deux viandes ou poissons, et le wok-man fait cuire devant vous votre plat tel que vous l'avez choisi.

(ça fait des graaaaaaaaaaaaaandes flammes c'est trop cool !!! Je suis sure que certains keldarien reprendrons l'idée pour faire un Wok d'infidèles, s'pas ???)

L'avantage de ce plat, c'est qu'il n'est jamais le même, donc vous variez toujours ce que vous mangez.

Moi, j'adore, et ceux qui me connaissent savent que j'aime manger, et surtout que j'aime manger de bonnes choses !!!

Alors à bientôt pour de nouvelles bonnes bouffes !!!

15.05.2008

Parlons de bons restos (2)

Notre restaurant préféré aujourd'hui et depuis longtemps : Le Vieux Lyon.

Un petit Bouchon lyonnais, 44 rue Saint Jean, où il faut aller autant pour l'ambiance que pour la nourriture savoureuse servie en bonne quantité. Un endroit où on se régale les papilles autant que les yeux et les oreilles.

Mais pour ça, il faut se mettre en intérieur, prêt de la cuisine, pour que le patron puisse discuter avec vous. A Coté du bar, c'est un bon endroit. Vous pouvez observer les murs avec intérêt ; ils sont couverts d'affiches, de photos de personnes célèbres et d'autres documents historiques (à part au-dessus du bar où figure le maire de la ville où il habite).

Les menus sont compris entre 18 et 23 € pour au minimum entrée, plat, fromage et dessert. Dans le menu le plus cher, vous avez l'apéro aussi.

Il faut savoir également que l'ambiance ne plait pas à tout le monde, mais si vous savez l'apprécier, vous reviendrez aussi souvent que possible.

Réservation conseillée.

14.05.2008

Evacuation

Vous avez déjà joué dans un film catastrophe ???

Moi, je l'ai presque vécu en direct. Presque parce que nous n'avons pas eu de dégas, heureusement. Mais bon, si je vous raconte la fin avant le début, il n'y a plus de suspense, s'pas ???

 Alors voilà.

Mercredi 30 avril, veille du jeudi férié, 20 h 10 environ.

 Mon chéri vient de rentrer, il a travaillé plus tard pour que le lycée où il est pion puisse faire le pont, et lui aussi, la semaine prochaine. Le repas est prêt : haricots verts et steak haché. Nous nous mettons donc à table, la faim au ventre, et commençons à manger.

Nous n'avons pas avalé plus de trois bouchées que (impression de distorsion de l'espace, Chbram !, bruit de verre brisé qui tombe)...

Inquiète, je pense qu'un avion à dû passé le mur du son vraiment très très très très bas, et que la vitre du salon est cassée. Je vais donc au salon, et là, rien. J'ouvre la fenêtre, me penche pour regarder, mais je ne vois rien... Rien qu'un promeneur qui pointe le doigt dans la direction de l'imeuble (Je suis myope, donc je devine la direction plus que je ne la vois...) et qui crie : "La fenêtre a explosé là !"

Je me penche donc pour appercevoir les fenêtres alentour, et je me rend compte que la fenêtre voisine de la notre, dans l'immeuble accolé au notre, a des rideaux roses qui pendent à l'exterieur. Au bout de quelques secondes, une épaisse fumée noire commence à s'en échapper.

Guillaume sort dans la cage d'escalier, qui est en ébullition et va dehors pour espérer d'appercevoir un peu plus ce qui se passe. Il rentre dans l'immeuble et me crie d'évacuer. Ma première pensée va aux voisins, dont une personne agée de 80 ans environ qui habite en face. Guillaume remonte et nous tambourinons aux portes des voisins pour les informer de la situation et les faire sortir.

Nous rencontrons seulement la voisine du dessous, une personne agée également, avec son fils et sa belle fille qui ont du mal à la faire sortir de son appart ("j'ai besoin de mon sac, et où est mon mouchoir, et puis je peux pas sortir sans fermer le gaz..."). Je sors en chemisier, Guillaume en T-shirt, et nous sommes éloignés par les CRS qui sont arrivés juste après l'explosion, comme par miracle. Je n'ai pas pris mon portable, Guillaume n'a plus de batterie donc impossible de téléphoner à nos parents.

Au bout de la rue, là où nous ont envoyé les CRS, nous trouvons une maison avec des habitants sympatiques qui nous autorisent à utiliser leur téléphone. J'appelle donc mon père, il est 8 h 30.

Je tremble de la tête au pied, et pas seulement de froid. Nous essayons d'obtenir des informations auprès des pompiers qui sont enfin arrivés, mais elles arrivent au compte-goutte, et ils se soucient plus de ce qu'on a vu, voir de notre santé, que de nous rassurer ou de nous expliquer où en sont les opérations.

Ils ne nous libèrent qu'à 23 h 00. Le maire nous déclare officiellement que les habitant de l'immeuble d'à coté vont être relogés, tandis que les deux imeubles adjacents peuvent être réintégrés par leurs habitants. Guillaume ne veut pas y dormir cette nuit. Moi-même je ne suis pas très rassurée. Mon père nous ramène chez lui et nous passons la nuit là-bas. Le lendemain matin, nous recevons un appel de l'hôtel de police qui nous demande de venir témoignerdans la matinée. J'emprunte donc la voiture de mes parents, et on va à la maison pour récupérer mon sac à main. Pas à l'aise, on entre, on prend le sac et on sort aussitôt.

Notre déposition faite, il est midi, et on voudrait bien manger. Mais on a pas envie de rentrer à la maison, pas encore. Le fait de devoir raconter les évènements de la soirée m'a remise dans tous mes états, et je tremble à nouveau. Nous nous décidons donc pour aller au restaurant, mais un premier mai, rien n'est assuré. Heureusement, à la part-dieu, les restaurants sont ouverts pour la plupart, et nous pouvons manger tranquillement à la Pizza-Paï.

Lorsque nous rentrons en fin d'après midi, après avoir rendu la voiture à mes parents, nous trouvons le dîner de la veille au soir encore sur la table. Nous sommes mal à l'aise. Pendant quelques jours, le fait de manger m'angoisse, avant que je ne réalise que j'amalgame l'explosion au fait de manger.

Encore aujourd'hui, le moindre bruit inhabituel nous fait sursauter. Hier, Guillaume était seul à la maison, et il y a eu un Boum, quelque part. Il a aussitôt penser à une explosion, alors que c'était simplement quelque chose de lourd qui était tombé dans un appartement plus bas...

Tout ça pour vous dire que non, ça n'arrive pas qu'aux autres...

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