03.08.2007
Chapitre 1, première partie.
Elle s’éveilla soudain, en retenant un cri : il lui semblait avoir fait un cauchemar, mais un cauchemar si réel qu’elle en avait encore des courbatures. Une course dans la nuit, la mort de sa mère, les créatures d’ombres qui la poursuivait, le passage… Il était étonnant qu’elle s’en souvienne si bien…
La porte s’ouvrit à ce moment là, doucement, et laissa passer silencieusement une jeune demoiselle en bure violette qui portait un plateau de victuailles. Son ventre gargouilla et elle s’aperçut qu’elle avait faim. La jeune fille se retira et une autre personne, un peu plus âgée entra en souriant. Ses traits ne semblaient pas avoir d’âge précis, mais ses yeux reflétaient une grande sagesse et une grande bonté, alliées à une solide détermination. Il ne devait pas être agréable de la trouver parmi ses ennemis, pensa la malade à ce moment, assez bizarrement.
« Je suis Maïrguenne, Grande Prêtresse d’Hetelio. Comment vous portez-vous ce matin mon enfant ? Avez-vous bien dormi ? »
La jeune femme la regarda, un peu interloquée.
« Mais où suis-je donc ? Qu’est-ce que je fais ici ?
- Vous êtes au temple d’Hetelio, dans la ville d’Abelithien. En revanche je ne sais rien des raisons qui vous ont amenées ici. Mon neveu vous a déposée ici dans la nuit, et ne m’a rien dit d’autre sur vous. Il repassera dans la journée, mais ce sacripant n’a rien voulu me dire d’autre.
- Je ... Je m'appelle Vougaya... Je ne sais pas comment je suis arrivée ici. Et qui est votre neveu ? Et où est ma mère ?
- Mon neveu s'appelle Halwardan. Il est étonnant que vous ne le connaissiez pas, d'ailleurs. J'aurais pourtant juré qu'il connaissait toutes les jeunes filles de la ville assez intimement... Quand à votre mère, Halwardan ne m'a rien dit à son sujet, et quand il vous a amenée ici, vous étiez seule. »
Mais Vougaya sursautait, comme un détail lui revenait, et sa figure s'allongea tandis que le chagrin refaisait surface.
« Hetelio ? Abelithien ? Alors tout est vrai, ma mère est... Et les Loups, ces horribles bêtes d'ombres...
- Les Loups d'Ombre ? Ils vous poursuivaient ? Mais qu'avez vous fait pour cela mon enfant ? Non, vous me raconterez cceci plus tard, pour le moment, il est tant de manger. D'autre part, les loups ne peuvent vous attaquer ici. D'abord parcequ'il fait jour, ensuite parce que Heletio protège ce lieu qu'il a béni. Je reviendrais dans un moment », dit la grande prêtresse comme l'estomac de Vougaya esprimait une grande faim avec beaucoup de bruitages.
Maïguenne n'avait pas refermé la porte de la chambre que Vougaya était déjà pleinement absorbée par son petit déjeuner. Et elle ne revînt à la réalité qu'une fois le plateau dûment nettoyé de toute nourriture...
Son esprit lui soufflait qu’il était impossible que ceci soit réel. Pourtant, ses sens commençaient à s’éveiller, et avec eux, la sensation étrange d’un drap rugueux et râpeux sur sa peau nue. Nue ? Pourtant elle dormait toujours en pyjama ! Comment cela était-il possible ? Elle tenta de bouger, mais retînt un cri de douleur quand ses muscles éprouvés par la course nocturne lui firent sentir qu’ils étaient fatigués. Elle ouvrit les yeux et regarda autour d’elle : elle se trouvait dans une petite chambre, comme chez les bonnes sœurs. Comment diantre était-elle arrivée là ? Son regard tomba par hasard sur le ciel que l’on pouvait entrevoir par la fenêtre. Sa couleur était différente de celle qu’elle avait connu toute sa vie. Un bleu un peu plus violet que d’habitude, des nuages un peu différent, dans leur consistance. Mais où était-elle ?
La porte s’ouvrit à ce moment là, doucement, et laissa passer silencieusement une jeune demoiselle en bure violette qui portait un plateau de victuailles. Son ventre gargouilla et elle s’aperçut qu’elle avait faim. La jeune fille se retira et une autre personne, un peu plus âgée entra en souriant. Ses traits ne semblaient pas avoir d’âge précis, mais ses yeux reflétaient une grande sagesse et une grande bonté, alliées à une solide détermination. Il ne devait pas être agréable de la trouver parmi ses ennemis, pensa la malade à ce moment, assez bizarrement.
« Je suis Maïrguenne, Grande Prêtresse d’Hetelio. Comment vous portez-vous ce matin mon enfant ? Avez-vous bien dormi ? »
La jeune femme la regarda, un peu interloquée.
« Mais où suis-je donc ? Qu’est-ce que je fais ici ?
- Vous êtes au temple d’Hetelio, dans la ville d’Abelithien. En revanche je ne sais rien des raisons qui vous ont amenées ici. Mon neveu vous a déposée ici dans la nuit, et ne m’a rien dit d’autre sur vous. Il repassera dans la journée, mais ce sacripant n’a rien voulu me dire d’autre.
- Je ... Je m'appelle Vougaya... Je ne sais pas comment je suis arrivée ici. Et qui est votre neveu ? Et où est ma mère ?
- Mon neveu s'appelle Halwardan. Il est étonnant que vous ne le connaissiez pas, d'ailleurs. J'aurais pourtant juré qu'il connaissait toutes les jeunes filles de la ville assez intimement... Quand à votre mère, Halwardan ne m'a rien dit à son sujet, et quand il vous a amenée ici, vous étiez seule. »
Mais Vougaya sursautait, comme un détail lui revenait, et sa figure s'allongea tandis que le chagrin refaisait surface.
« Hetelio ? Abelithien ? Alors tout est vrai, ma mère est... Et les Loups, ces horribles bêtes d'ombres...
- Les Loups d'Ombre ? Ils vous poursuivaient ? Mais qu'avez vous fait pour cela mon enfant ? Non, vous me raconterez cceci plus tard, pour le moment, il est tant de manger. D'autre part, les loups ne peuvent vous attaquer ici. D'abord parcequ'il fait jour, ensuite parce que Heletio protège ce lieu qu'il a béni. Je reviendrais dans un moment », dit la grande prêtresse comme l'estomac de Vougaya esprimait une grande faim avec beaucoup de bruitages.
Maïguenne n'avait pas refermé la porte de la chambre que Vougaya était déjà pleinement absorbée par son petit déjeuner. Et elle ne revînt à la réalité qu'une fois le plateau dûment nettoyé de toute nourriture...
18:19 Publié dans Chroniques de Ch'rimdar | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
